TRAVAILLER AUTREMENT

Nous devrions nous réjouir et partager travail et profits plutôt que nous démener pour garder des emplois (prétendument) précaires. Nous acceptons des conditions de stress qui nous mènent au burn out - dont le coût est pris en charge par l'assurance maladie et non l'employeur, soit dit en passant...- . Or nos sociétés sont en état de croissance économique depuis des années alors pourquoi croyons-nous que nous devons accepter tant de pression ? Et pourquoi pauvreté et précarité s'accroissent-elles encore dans ces conditions de croissance? Qui se laisse berner ? Les richesses ont juste besoin d'être redistribuées alors soutenons les personnalités qui défendent l'idée d'une gouvernance économique ou financière véritablement mondiale (contrairement au FMI et à la Banque Mondiale).

Si chacun a de quoi vivre, grâce à une distribution plus équitable des profits, et si chacun peut donner un sens à sa vie par ses activités, alors le chômage cesse d'être vécu comme une calamité. Changeons de regard sur l'inactivité ! Militons pour un revenu social attribué à toute personne offrant une compétence, un service ou un savoir à la société (indépendamment du besoin pour celle-ci car le diktat de l'offre et de la demande agit comme un rouleau compresseur).

Au niveau individuel, il ne tient qu'à nous, si nous sommes patrons, d'encourager nos employés à travailler à temps partiel. Choisissons un mi-temps, quitte à restreindre nos dépenses : un logis plus petit contre davantage de temps pour soi et ses amis : n'est-ce pas tentant ? Travaillons moins (au sens traditionnel du mot travail)pour gagner un peu moins et vivre mieux comme citoyens, parents et conjoints, parce que tout ça c'est aussi du travail et que c'est du plaisir, en plus. Travaillons moins pour créer plus, car le monde a aujourd'hui davantage besoin de créateurs. Travaillons moins pour nous connecter davantage les uns aux autres bien sûr, mais aussi sur internet où nous pouvons nous former en permanence. Aux Pays-Bas, un jour ouvré par semaine les employés sont invités àtravailler à domicile (télétravail) car ils y ont un meilleur rendement et que cela contribuer à limiter les émissions de CO2 liées à leur transport. Imitons-les! Aux Etats-Unis, la semaine de quatre joursgagne en popularité : c'est une solution à la fois écologique et qui favorise la vie de famille. Enfin choisissons bien entendu de travailler pour des entreprises éthiques et vertes pour être en accord avec nos valeurs et mettre la société au diapason.

Et si le luxe c'était que notre travail ait vraiment un sens ?

Cela impliquerait aussi notamment des facilités pour changer de carrière car ce qui a du sens un jour n'en a plus nécessairement dix ans plus tard. Nous ne voulons pas juste du travail, nous voulons pouvoir nous essayer à différentes activités dans des conditions psychiques et physiques convenables. Et c'est possible si chacun fait sa part. Cela n'a rien d'utopique. Actuellement un actif fait vivre trois personnes, et le coût en dépressions est considérable, gérons les ressources humaines autrement.

En attendant qu'un revenu universel pour formation ou engagement citoyen se mette en place, nous allons être plus pauvres, mais on a vu qu'une consommation altermondialiste permet de réaliser de nombreuses économies. Par ailleurs, dans le domaine des services aussi, on peut court-circuiter le monopole du système achat-vente classique. Des réseaux de plus en plus nombreux permettent d'échanger des services et des savoirs-faire ( ici, au sein des SELS, sur Epanews ou à jardiner-ses-possibles qui mettent en contact les personnes passionnées de développement personnel, etc...) Attention, pensez à votre sécurité : un inconnu sympa peut être un arnaqueur, la vigilance s'impose.

Ajoutez vos suggestions

https://www.place-publique.fr/rubrique154.html


"En fait, je ne m'étais jamais vraiment

demandé pourquoi les choses en étaient ainsi..."

Les clés psychologiques

Travailler moins pose la question des valeurs

Travailler moins touche à un tabou important car la paresse est socialement mal vue. Par ailleurs, qui a du temps peut penser, et qui pense par soi-même est moins gouvernable. Les sociétés du passé n'avaient pas la panoplie de distractions d'aujourd'hui pour endormir la conscience politique des citoyens. Elles avaient donc tout intérêt à les abrutir par le travail plutôt.

Les temps changent mais les couples qui rentrent à vingt heures, et ne peuvent donc s'occuper de leurs enfants, restent mieux considérés que ceux qui prennent des congés ou acceptent des emplois précaires pour avoir du temps à consacrer à leur progéniture. Que voulons-nous vraiment faire de nos vies ? Quelles valeurs autres que la richesse et la sécurité souhaitons-nous préserver? Quelles activités amènent vraiment plus de confort et d'opportunités pour chacun ? Qu'est-ce qui définit le bien commun ? Ce sont ces questions qui devraient permettre de définir ce qu'est réellement un travail et aussi de déterminer dans quel cas il mérite salaire alors que nous ne pensons actuellement qu'en termes de ce qui peut ramener des profits, quels qu'en soient les coûts cachés (maladies, dégâts environnementaux), couverts par nos impôts ou ceux des générations futures.

Paradoxalement, on peut aujourd'hui parfois nuire à la société tout en travaillant. Ainsi certains commerciaux savent pertinemment qu'ils vendent des services ou des produits qui ne répondent pas à une demande ou sont dysfonctionnels, des employés de centre d'appels, des avocats, des banquiers ou des assureurs malhonnêtes, des agriculteurs qui utilisent trop de pesticides nuisent parfois véritablement à la société par les dommages qu'ils causent - or certains bénéficient malgré tout d'une bonne reconnaissance sociale -. Certains RMistes ou retraités (pas tous), sans travailler, au sens habituel du terme, réfléchissent, s'instruisent, contribuent à un wiki, créent, méditent ou réparent des objets. D'autres femmes au foyer, malades ou chômeurs écoutent des amis, organisent des événements, observent les changements de période de floraison des fleurs sauvages ou entraînent de jeunes footballers. Ces activités ne sont pas rémunérées et donc pas reconnues comme étant une forme de travail, pourtant elles ont une importance sociale ou écologique considérable. Pouvons-nous accepter de redéfinir la notion de travail ? ( cf G Moreau La dictature de la croissance)



Si l'on travaille moins, on a moins d'argent mais on peut profiter de la vie davantage et vivre en fonction de ses besoins véritables. On consomme moins, mais on explore et on partage plus. Danser en buvant du champagne avec un show incroyable, des lumières qui aveuglent et les sons trop forts d'un énorme sound system, cela plaît quand on éprouve un ennui fondamental, mais quand on se sent bien, on n'a pas besoin d'autant d'artifices, quelques bougies, une guitare et des voix autour d'un lac suffisent amplement.

Cependant si l'on travaille moins, la balance import-export de la France se déséquilibre et on cesse de vivre dans une grande puissance. Les investisseurs cessent alors d'investir chez nous, les services ne sont plus financés et la vie devient plus compliquée. On doit donc tout repenser au niveau international et non faire l'autruche et imaginer que travailler moins résout tout d'un coup de baguette magique.

L'argent n'a aucune valeur en soi : des gouvernements, la banque européenne, la structure privée qu'est la banque fédérale américaine émettent de l'argent comme bon leur semble sans l'accord des citoyens. Ils déclenchent ainsi des phénomènes de dévaluation, d'inflation avec des conséquences majeures sur chacune de nos vies. L'argent contrôle tout et pourtant il n'est que la valeur que certains veulent lui donner. Psychiquement, c'est difficile à accepter mais c'est la réalité.

On nous a appris à travailler dur pour mériter un salaire, alors c'est notre conception même du monde qui s'effondre si cette valeur travail n'est plus corrélée à un revenu et le revenu au travail. Lire des livres sur ce que sont réellement la richesse, l'argent et le travail nous permet de prendre conscience des confusions autour de ces termes et des problèmes qu'elles engendrent. Tout le monde devrait voir l'Argent-dette, un film de Paul Grignon disponible en ligne et particulièrement éclairant sur la question. En fait rien ne nous empêche dès aujourd'hui de décider que chaque individu a le droit à un salaire de 50 M (pour nouvelle monnaie) chaque mois et de le lui donner. Cet argent ne sera pas plus virtuel que celui qui est actuellement en circulation. Il ne sera juste pas contrôlé par les états mais par des citoyens lambda. A vrai dire, il sera même bien plus équitable que cet argent injecté dans les banques ou par le biais de prêts bancaires sur des fonds non détenus par les banques et sur lesquelles elles font pourtant payer des intérêts. Vous vous demandez quel intérêt il y a à imaginer pareille "fantaisie"? Eh bien cette initiative (française!) de verser 50M par mois à chaque citoyen qui en fait la demande est bien réelle et il ne tient qu'à vous de demander à recevoir ce salaire https://revenudebase.info/2013/05/31/monnaie-m-experimentation-revenu-de-base/. Plus nous serons nombreux à en faire la demande, plus cette monnaie virtuelle deviendra universelle et prendra de la valeur. Dans la mesure où le système financier actuel tient aussi bien qu'un château de cartes, il est prudent de nous tourner vers une alternative qui a le mérite de n'avantager que certains avant-gardistes qui reçoivent déjà leur salaire depuis 2013 !


Le système financier actuel est complexe et seuls les spécialistes sont conscients de son extrême fragilité et de son... absurdité sur certains plans. Si le commun des mortels savait comment il fonctionne, on irait droit à la révolution mais choisissons tout de même de regarder les réalités en face avec courage et agissons. Choisissons tout au moins une banque qui a le moins de filiales dans les paradis fiscaux...

https://www.stopparadisfiscaux.fr/nos-actions/productions/article/2014-que-font-les-plus-grandes-banques-francaises-dans-les-paradis-fiscaux


Il y a quarante ans, l'élite devait avoir fait ses "humanités" mais depuis, on privilégie les scientifiques et la question du sens et des valeurs se pose moins. Or quand on a étudié le tréfonds de l'âme et de la raison humaine par la littérature, la philosophie, l'histoire ou la psychologie, fait-on les mêmes choix citoyens que lorsque l'on est capable d'analyser un processus technique ? A-t-on eu raison d'écarter si vite les humanistes au profit des scientifiques? - Attention, je les adore mais je regrette la suprématie dont ils ont un peu trop bénéficié et qui a été de pair avec des évaluations toujours plus quantitatives - .

Remettre en cause ce que l'on dit sur le travail et l'argent provoque des constatations douloureuses

On l'a vu avec la crise d'octobre 2008, on peut créer tout l'argent que l'on veut et le redistribuer à qui l'on veut. D'ailleurs, pourquoi la banque européenne continue-t-elle de mettre de l'argent en circulation en le confiant aux banques plutôt qu'en remettant des billets directement à chaque citoyen ? On pourrait alors moins travailler et gagner autant. Malheureusement, le manque d'argent et la perspective du chômage garantissent une main d'oeuvre docile et peu coûteuse. Ces nouveaux fouets des meneurs d'esclaves que sont certains grands patrons exigent lucidité et honnêteté pour être combattus.

Les discours démagogiques qui servent à éviter la révolte sont nombreux et maintiennent les citoyens dans des illusions qui les empêchent d'appréhender les problèmes réels, mais cela ne soucie que les citoyens qui acceptent de se poser des questions ! Savoir que tout progrès social même minime demande des efforts démesurés, pouah... regarder un film américain basique où le Bon, auquel on s'identifie, est tellement plus reposant ! C'est si plaisant de revenir à cette phase de l'enfance où l'on croit à cette simplicité et sa toute puissance personnelle ! Cependant en faire le deuil est essentiel pour gérer nos ressources avec plus de sagesse. Pour motiver cette transformation, peut-être faudrait-il accorder des droits différents aux citoyens : basiques pour les le nombrilistes et maximaux pour lesaltruistes imaginatifs, proactifs, capables de concevoir les répercussions de leurs choix ! Bien évidemment, ce n'est pas envisageable, mais en parler aiguillonnerait peut-être ceux des citoyens qui ne sont plus aujourd'hui que des consommateurs...

Votons pour des politiciens qui parlent vrai sur ce point, même si leurs discours sont plus complexes à comprendre, moins rassurants, moins agréables à entendre car moins prometteurs que les autres... Continuons à nous informer abondamment les uns les autres grâce à Internet... Et éduquons les enfants à envisager des problèmes dans toute leur complexité. Un politicien a dit "Il n'y a que des solutions complexes à des problèmes compliqués". En Israël, on dit que s'il y a deux israéliens, il y a trois points de vue sur les questions géopolitiques; en Irlande que celui qui pense avoir la solution au problème de la division du pays n'y a juste absolument rien compris. Pourtant combien de fois, après un reportage de deux minutes à la télévision, il nous semble pouvoir tellement facilement dire qui est le "méchant" dans l'affaire... La responsabilité de refuser les visions simplistes quelle que soit la paresse intellectuelle du jour, quelque soit notre envie profonde de voir tous ces problèmes douloureux réduits d'un claquement de doigts est dans nos mains.

Accepter de gagner moins d'argent est difficile.

Tant que le revenu universel en échange d'un investissement pour la collectivité n'est pas mis en place, travailler moins implique de gagner moins. Or gagner moins exige intelligence et confiance en soipour s'en sortir bien et résister aux pressions de l'entourage. Si l'on est pas riche au départ, on craint de ne pas pouvoir payer ses factures, et si l'on est riche, on a peur de passer pour un loser auprès de ses fréquentations.

La solution pour les pauvres est d'être vigilant quant aux faux-besoins crées par les publicités et les modes, mais il est clair qu'aujourd'hui le travail à temps partiel n'est possible que pour les personnes qui peuvent se loger pour pas cher (partage d'habitat, vie à la campagne, mini-maisons, etc...). Lesriches ont généralement un caractère compétitif qui explique leur réussite. Pour ne pas avoir à gérer l'humiliation liée à une perte de statut, rien de tel que de se faire passer pour un modèle auprès de ses amis. On invoque alors les principes moraux et les arguments scientifiques qui justifient ce changement de carrière. On devient le meilleur apôtre de la protection de l'environnement, et on se met à créer une émulation sur d'autres valeurs que l'argent.On peut également renouveler son cercle d'amis en rencontrant des adeptes de l'altermondialisme sur ce site, par exemple.

Echanger nécessite d'avoir conscience d'avoir quelque chose à donner.

Certaines des personnes qui font le choix d'un temps partiel ou d'une carrière plus en accord avec leurs valeurs compensent leurs pertes de revenu par des échanges de services : un cours de chant, contre une réparation, une course contre une garde d'enfant. Malheureusement de nombreuses personnes sont inconscientes des compétences quelles peuvent partager. Que savons-nous réellement faire que nous aimerions transmettre? Présenter des plats ? Résoudre des conflits ? Crocheter ? Réparer les tondeuses ? En abandonnant tout jugement de valeur sur ce que l'on sait réellement faire, on peut découvrir à quel point autrui peut avoir besoin de nous. C'est également un bon antidote contre la dépression.

Témoignez ! Aujourd'hui qu'avez-vous fait pour mettre la société davantage au service du bien-être et du développement de l'homme ? Qu'échangez-vous ? Comment avez-vous adapté votre emploi en fonction de vos valeurs ?



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